
Depuis l’adolescence, je suis attiré par ce qui précède tout : la maternité, la naissance, l’apparition du vivant. Ce moment premier, commun à tous, m’interroge sur ce qui nous relie avant les rôles, les codes, la société ou la technologie.
Mon travail cherche à ramener l’être humain à une forme d’essentiel : un corps vivant, fragile, présent dans le monde.
J’explore des émotions simples et brutes, une humanité presque nue, débarrassée du superflu. Ce qui m’intéresse, c’est ce qui reste quand on enlève tout le reste : la sensation d’exister, avant d’être défini.
Je dessine depuis toujours, et cette pratique continue de traverser mes images comme mes sculptures. Mon travail est souvent graphique, structuré, équilibré, mais jamais figé. J’essaie de conserver une part d’organique, de mouvement, quelque chose qui respire.
Que ce soit en photographie ou en sculpture murale, je cherche une tension juste entre contrôle et instinct : la lumière, la couleur, le grain, les masses, les contrastes. J’aime les croisements de médiums, une photographie qui se rapproche de la peinture, une sculpture qui dialogue avec l’image ou le cinéma.
Mon approche repose sur la recherche d’un équilibre sensible, et sur le désir de laisser exister une présence simple, sincère, même au cœur d’une mise en scène.
Maternité, naissance, apparition du vivant.
Ce moment premier qui nous relie tous, avant les rôles, les codes et le bruit autour.
Chercher ce qu’il reste quand on enlève le superflu.
Un équilibre entre structure et instinct.
Images et volumes graphiques, ordonnés, mais jamais figés.
Lumière, couleur, grain, masses et contrastes comme points de force.
Ramener l’humain à une présence simple.
Un état brut, sincère, presque nu — exister avant d’être défini.
Laisser une émotion circuler, sans sur-explication.

