Pour moi, le Chili est l’un des plus beaux pays du monde. Certains le surnomment « la poubelle de Dieu », tant il semble tout contenir.
Au nord, l’Atacama, désert le plus aride de la planète.
Au sud, Puerto Toro, ville la plus australe du monde, entre glaciers et archipels à perte de vue.
Entre les deux, une étroite bande de terre, prise en étau entre les Andes, les volcans et l’océan Pacifique.

Pays marqué par l’après-dictature, encore traversé par une fracture profonde : une gauche progressiste face à une droite hantée par l’héritage autoritaire et répressif de Pinochet.

Pendant deux mois, j’ai cherché à capter son énergie, sa vitalité. J’avais besoin d’en extraire des images graphiques, des cadrages capables de rendre grâce à ce que je voyais.